Des scientifiques chinois, conduits par Bingjian Zhang, viennent de découvrir que le mortier servant à sceller les briques de la muraille de Chine contenait du riz gluant. En effet, ce mortier est réalisé à partir d’une soupe de riz gluant (amylopectin, un hydrate de carbone complexe) et de chaux (carbonate de calcuim). Ce qui expliquerait peut-être la longévité du monument.
Zhang n’hésite pas à qualifier cet ajout d’un élèment organique à un élèment minéral, comme “l’une des plus grandes innovations technologiques de l’époque”. En effet, des pagodes, des tombeaux et des murs érigés grâce à ce mortier sont encore debout ; certaines structures résistent même aux bulldozers et aux tremblements de terre.
D’après les tests réalisés, l’ajout de riz cuit augmente sensiblement la résistance mécanique du mortier. Ce mortier s’avère évidement un mortier de restauration adapté à la maçonnerie ancienne. Une découverte qui confirme l’habileté et la créativité technique des générations précédentes.
Source : American Chemical Society, mai 2010
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